Je vous ai déjà raconté mon parcours d’installation en Espagne : Valencia d’abord, puis Tenerife depuis 2023 😊 Aujourd’hui, pour un nouvel article ‘en coulisse’, j’ai envie de revenir sur le comment on vit à l’un ou l’autre endroit. Car vous allez voir, c’est quand même bien différent, même si on reste en Espagne.
Le rythme de vie : la grande ville vs l’île
Valencia est une grande ville (la troisième derrière Barcelone et Madrid en termes de population) ! Et, évidemment, elle a un rythme urbain : on sort facilement, il y a toujours quelque chose à faire, les gens sont dehors jusqu’à tard, on se déplace à pied, en transports publics, … bref ça bouge !


Tenerife, c’est autre chose. Ici aussi, il y a de l’animation. Les gens sont beaucoup en extérieur aussi et il y a souvent des fêtes mais le rythme est quand même plus lent. C’est une île et ça se ressent. De plus, à Tenerife, je vis dans un petit village du nord, à 1h de la capitale. On ne sort pas de la même façon. Si on veut de l’animation, il faut généralement prendre la voiture, ça se prépare un peu plus.

Le logement : petit appart de ville à grand appart de village
À Valencia, j’ai vécu en colloc puis en couple dans deux quartiers que j’adore : Benimaclet (étudiant, alternatif) puis la Malvarrosa (populaire, à deux pas de la plage). Des appartements, un immeuble, des voisins partout, une insonorisation inexistante haha.

À Tenerife, je suis en appartement toujours mais dans le centre historique et piétonnier du village, il n’y a que 3 étages et 5 voisins, j’ai une grande terrasse et la vue sur le Teide (le plus haut sommet d’Espagne !). Pour le coup, ça change et en bien !
La nature au quotidien
C’est sans doute LE plus grand changement. À Valencia, la nature du quotidien, c’était la plage urbaine (j’y vivais quand même, je suis chanceuse) et les jardins du Turia. Une nature « accessible » mais très citadine. Les premières années, je n’avais pas de voiture donc je n’ai pas forcément beaucoup bougé dans la campagne environnante. Après 2 ans, on a acheté une voiture et découvert la nature de la Communauté Valencienne ! La nature est bien présente, c’est incroyable mais pas encore la même chose que sur l’île.
À Tenerife, la nature n’est plus une sortie, elle est le quotidien : randonnée (j’ai un petit chemin de montagne directement à la sortie du village), l’océan, le volcan, … On randonne beaucoup plus ici encore et même sans prendre la voiture.


La vie sociale et la culture
Valencia, c’est les Fallas, les terrasses, une vie sociale hyper dense, beaucoup d’amis rencontrés facilement (expats, locaux, université). On a un très chouette groupe d’amis valenciens qui nous ont aussi initié à la culture valencienne et c’est très précieux !
Tenerife, la vie sociale est différente et je dirais plus difficile. C’est une île, c’est plus communauté, moins de volume. Il y a aussi beaucoup de touristes donc des gens de passage, c’est difficile de se faire « remarquer » et de créer des liens. Et ce manque de lien fait aussi qu’on a moins été immergé dans la culture.
Le climat
Alors là, il y a du changement aussi ! Valencia c’est trop chouette, il fait bon très souvent mais je peux vous assurer qu’en janvier et février on a FROID (un froid humide qui ne te quitte pas facilement) et en juillet et août on a CHAUD CHAUD CHAUD 😂 Vraiment, je suis heureuse de ne plus vivre ces épisodes.

Tenerife, on l’appelle l’île du printemps éternel mais je dois tempérer ce propos. Certes, les saisons ne sont pas marquées, il y a peu de canicule, il fait rarement froid mais je vis dans le nord et c’est quand même fréquemment nuageux. De plus, il y a des centaines de microclimats sur l’île donc ce n’est pas toujours évident de prévoir.
Travailler à distance : île vs continent
Je suis à mon compte depuis quelques années maintenant, et ça aussi, ça change pas mal d’un endroit à l’autre. À Valencia, j’avais un chouette réseau d’entrepreneurs autour de moi et une vraie dynamique, des gens à qui parler, des occasions de sortir de ma bulle de travail.
À Tenerife, c’est beaucoup moins le cas. Enfin, en tout cas là où moi je vis. Je ne dis pas que ça n’existe pas sur l’île, mais je n’ai clairement pas retrouvé cette énergie collective, et parfois, ça pèse un peu de travailler seule, sans ce petit écosystème autour de soi, ce n’est pas toujours évident.
Après, professionnellement, ça m’a quand même fait beaucoup grandir : c’est d’ailleurs depuis Tenerife que j’ai été repérée pour écrire les guides Gallimard Carto Tenerife et Lanzarote. Quelque chose que je n’aurais probablement jamais vécu si j’étais restée à Valencia. Comme quoi, moins de réseau ne veut pas dire moins d’opportunités.
Le budget : ça change quoi ?
Je ne vais pas tout détailler ici, j’ai un article dédié au budget réel à Tenerife si vous voulez du concret.
Ce que j’en retiens
Valencia a été ma porte d’entrée en Espagne, j’ai appris les codes, j’ai créé ma vie ici en espagnol ! la vie en ville aussi tout en étant à la plage, le luxe des petits plaisirs quotidien tout simple. Tenerife m’apprend encore plus la lenteur, la nature comme mode de vie, une définition du bien vivre qui me correspond.
Est-ce que je regrette un choix ? Non, clairement pas. Mais je sais aujourd’hui que je ne suis pas faite pour choisir un seul de ces deux modes de vie pour toujours et comme je le disais déjà dans mon article sur mon installation, un retour sur le continent est prévu un jour 🙈. Peut-être avec un peu de chaque : plus de nature qu’à Valencia, plus de vie urbaine qu’à Tenerife ?
Allez, à bientôt pour un nouvel article !



